DEMOCRATIE

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dimanche 17 mai 2009

Martine Aubry en clown fébrile du cirque de l'unité !


Dernier spectacle socialiste joué au Cirque d'hiver à Paris : l'unité des socialistes et la fusion des révoltes. Un spectacle joué par un PS un brin fébrile à moins d’un mois du scrutin européen…

Un meeting dans un cirque, pour un parti qui souffre du syndrome de la bête traquée, voilà encore une fine idée : il ne pense pas aux militants Harlem Désir ? Il devrait le savoir qu’il est fébrile l’adhérent du parti à la rose, qu’il craint de voir son organisation politique chuter à chaque instant. Depuis le temps que le PS se fait taper dessus par les médias. Et par la droite, par le centre, par la gauche de la gauche et par celle, aussi, qu’on ne nomme pas encore — ça ne saurait tarder — la droite de la droite.

Camba en Monsieur Loyal

Avant même de s’y rendre, il a reçu, à quelques jours d’intervalles, plusieurs SMS de la tête de liste en Île-de-France lui expliquant qu’il « compte sur lui » pour assister au « grand meeting » parisien. Il a beau lui transmettre ses « amitiés », le militant socialiste ne redoute qu’une chose : que le Cirque d’Hiver soit encore plus vide que le Zénith du Printemps des Libertés.

Et quand le militant socialiste arrive enfin devant le bâtiment, sur qui tombe-t-il ? Un François Lamy enchaînant clope sur clope devant le bâtiment. Non, il ne faut pas y voir un signe de stress : c’est juste une (fâcheuse) habitude ! À peine est-il entré dans le bâtiment et voilà qu’il croise Christian Paul, valeureux député anti-Hadopi… tombé la vieille au champ d’honneur du téléchargement illégal.

Non, ce n’est pas un signe. Non, ça ne sent pas la défaite. La preuve : la salle est pleine. Sous le chapiteau, dans une chaleur étouffante, ils sont « 3 000 » (selon les organisateurs et 1 700 selon la police de l’AFP) à scander : « Tous ensemble, tous ensemble, so-cia-listes ! » Ça, c’est un signe : un signe d’unité. Un vrai. Et à la tribune, la photo de famille est belle. Il y a là, Camba, en Monsieur Loyal (sic) qui, dès les premières phrases, crie à la « manipulation » contre « les sondages » : « Le pire des sondages met le PS à 22% ! Nous serions tétanisés ! Paniqués ! » Non, ce n’est pas un signe. Non, Solférino ne craint pas de se prend un gadin !

Badinter en porté disparu

À coté de Jean-Christophe Cambadélis, il y a l’hôte d’un soir, Harlem, qui fait applaudir chaleureusement Martine. Martine qui, à son tour, fait applaudir chaleureusement Bertrand, l’« élu local exemplaire », le « militant fidèle » et Benoît la « relève ». Benoît qui, lui, fait applaudir Harlem et Robert. Oui, Robert Badinter. Ah, il n’est pas là ? Il s’est éclipsé ?

Non, ce n’est pas un signe. Non, le militant socialiste a confiance : le PS a un texte, le Manifesto, qui réunit autour de lui les partis socialistes et sociaux-démocrates de 27 pays et ça, c’est un bon signe. Il y a aussi un invité d’honneur, Antonio Costa, le maire de Lisbonne, qui prouve que ce manifeste est bien réel. Qui prouve aussi que les leaders socialistes ne demandent pas seulement devant leurs électeurs français la tête du président de la Commission Européenne, son compatriote, le Portugais José Manuel Barroso.

Et puis il y a la crise. Grâce à elle, le PS n’hésite plus à s’affirmer de gauche et à parler, sans complexes, de « salaire minimum », de « défense des services publics », d’« Europe plus solidaire », « plus démocratique ». Il y a aussi à la tribune ces preuves vivantes que le parti est à nouveau « ouvert sur la société », en prise avec les mouvements sociaux : Karim Dehak, militant CGT de l’entreprise Magnetto à Aulnay-sous-Bois, un sous-traitant de PSA, ou bien encore Isabelle This Saint-Jean, la présidente de Sauvons la recherche, sans doute la seule personnalité à avoir émergé du conflit des universitaires.

Aubry en comique troupier

Et à leurs côtés, il y a une Martine Aubry qui manie l’humour pour dézinguer ses adversaires politiques. François Bayrou qualifié de « Karl Marx en exil quand il est en France et le plus libéral des barbares lorsqu’il est en Europe » ! D’accord, c’est un bon mot emprunté à l’Allemand Martin Schulz mais c’est drôle ? Nicolas Sarkozy n’est pas en reste. Lui aussi en prend pour son grade de la part de Martine Aubry qui moque son côté « je-fais-tout-je-suis-omnipotent ». Au lendemain du G20, « il nous a dit : “j’ai réglé la crise” ! » Au moment de la crise en Géorgie, « il est allé en Russie et il les a fait plier ! » Ce ne sont pas les Russes qui ont plié, c’est le militant socialiste qui est plié ! En deux même ! Une campagne en riant, ça, c’est vraiment bon signe ? Ça annonce au moins une victoire en chantant ?

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