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mercredi 24 septembre 2008

Sénat: la cuisante défaite de Raffarin hypothèque son avenir national


PARIS (AFP) — L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a subi mercredi, lors de la primaire UMP pour la présidence du Sénat, une cuisante défaite qui hypothèque son avenir politique au niveau national.
Le sénateur de la Vienne, 60 ans, a été battu dès le premier tour de scrutin par son collègue des Yvelines, Gérard Larcher, 59 ans, l'écart entre les deux hommes -22 voix- étant, de l'avis général, nettement supérieur aux pronostics avancés ces derniers jours.
Les yeux embués, il s'est assez vite éclipsé, lançant simplement à la presse: "c'était une belle finale. Bravo au vainqueur!".
Humiliation supplémentaire pour celui qui rêvait du "plateau" depuis des années, ses pairs lui ont préféré celui qui n'était que son ministre délégué au Travail pendant son passage à Matignon (2002-2005).
Dans les couloirs, chaque sénateur y allait de son commentaire sur les raisons de ce vote sans appel.
"C'est un vote utile après le résultat des sénatoriales de dimanche" et la forte progression de la gauche, "le groupe a voulu affirmer sa cohésion autour du candidat qui apparaissait le mieux placé", a déclaré à l'AFP Philippe Marini, qui s'est classé troisième dans cette primaire.
Réputé proche de M. Raffarin et ancien patron du groupe UMP, le chiraquien Josselin de Rohan a souligné que le sénateur de la Vienne avait fait "une campagne d'homme d'Etat" là où M. Larcher s'est présenté comme "un ancien de la maison" et "a fait une campagne de proximité".
"L'un s'est tourné vers l'extérieur, l'autre vers l'intérieur", a renchéri Isabelle Debré.
"Il a fait trop de battage médiatique. M. Larcher s'est montré plus humble. C'est un peu la victoire des sénateurs de base", commentait une sénatrice de l'est.
Certains n'ont pas manqué non plus de souligner "l'erreur de stratégie" de M. Raffarin, qui "s'est trop prévalu de l'appui de Nicolas Sarkozy" ces derniers temps. "Au Sénat, il ne faut jamais mettre le président de la République dans le jeu !", mettait solennellement en garde à l'automne dernier M. de Rohan.
Autre raison avancée pour expliquer la défaite de M. Raffarin: la deuxième étape de la décentralisation, qu'il a portée en 2003. "Ce n'est pas le sujet de prédilection des sénateurs, ils n'en voulaient pas et certains le lui ont fait payer cher", analyse une source parlementaire UMP.
La lourde défaite de l'ex-Premier ministre de Jacques Chirac pose aussi la question de son avenir politique national. M. Raffarin avait lui-même laissé entendre qu'il quitterait la vice-présidence de l'UMP quelle que soit l'issue du vote.
"Il continuera de jouer un rôle essentiel au sein" du parti, a sobrement commenté l'UMP mercredi.
"La vie politique est dure et souvent injuste", avait, ironie du sort, lancé M. Raffarin en commençant son discours devant ses pairs et en rendant hommage aux... battus de dimanche.
Tout en déclarant son "amitié" pour son adversaire, M. Larcher a lâché après sa victoire: "la confiance, ça se tisse, ça ne se quémande pas. Pour moi, ce n'était pas l'achèvement de ma vie".

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