DEMOCRATIE

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mardi 23 septembre 2008

Alain Lambert veut «arbitrer entre Larcher et Raffarin»










INTERVIEW -
Le sénateur de l'Orne se dit toujours prêt à être candidat à la présidence du Sénat, pour revaloriser le pouvoir de la Haute Assemblée. Il compte être le grain de sable dans le duel annoncé entre les deux favoris de l'UMP pour succéder à Christian Poncelet.

Vous avez lié votre candidature à la présidence du Sénat à la réponse de vos collègues sénateurs à un questionnaire que vous leur avez envoyé. Où en êtes-vous ?
J'ai toujours dit que je soutenais la candidature de Philippe Marini, donc je persiste. S'il sort vainqueur des primaires, je me rangerai derrière lui. En revanche, s'il n'est pas issu des primaires, mon devoir sera de me présenter. Je suis prêt à arbitrer entre Larcher et Raffarin. Et pour le moment, je travaille comme si j'étais déjà candidat. D'ailleurs, les sénateurs qui ont répondu à mon questionnaire sont 60% à estimer que ma candidature serait une bonne chose.
Mais pourquoi vous présenter au risque de diviser la majorité ?
J'ai des idées dont j'estime qu'elles correspondent aux attentes des Français, des idées nouvelles, qui correspondent au Sénat nouveau qui est né dimanche soir des élections. Pour moi, la réforme constitutionnelle place le sénat à égalité avec le gouvernement. Il appartient désormais aux sénateurs de dire qu'ils veulent s'emparer de ces pouvoirs nouveaux. Cette réforme revalorise le rôle du parlement. Or, l'Assemblée ne peut pas investir ces pouvoirs, car son calendrier est trop lié à celui de la présidence. C'est donc au Sénat de le faire, d'assurer et d'exercer son indépendance. Il doit être à égalité avec l'exécutif.
Vos idées sont-elles partagées par vos collègues sénateurs ?
Bien entendu. En privé, les membres de la majorité disent la même chose que moi : ils sont furieux d'être considérés comme des objets par le gouvernement, en en ont marre du manque de considération de l'exécutif et des consignes de vote. Moi, je ne veux plus que Sarkozy me traite comme un laquais et beaucoup de sénateurs sont dans ce cas.
Vous comptez sur le soutien de l'opposition ?
Si les autres sénateurs tiennent à rester sous la férule du gouvernement, libre à eux. Mais l'opposition devra s'exprimer sur le sujet et expliquer pourquoi elle refuse d'exercer ces nouveaux pouvoirs.
Que pense l'Elysée de votre action ? Vous avez subi des pressions ?
Vous savez, l'Elysée s'est désespéré de mon cas ! J'ai toujours refusé qu'on me traite comme une serpillière, même si je suis tout à fait prêt à avoir une oreille attentive lorsque le gouvernement se conduit bien. C'est Nicolas Sarkozy qui m'a convaincu de voter cette réforme des institutions alors que j'étais sceptique au départ. Mais je suis persuadé que mes propositions sont pleines de bon sens et que j'ai toutes mes chances. Et puis après tout, je n'ai pas besoin du soutien du président pour gagner ma vie !

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