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jeudi 4 septembre 2008

POUR UN SENAT LIBRE ET MODERNE


Jean Pierre RAFFARIN s'exprime sur le futur du SENAT !


Je lis dans le Figaro qu’un comité d’arbitrage propose de se prononcer sur les éventuelles candidatures à la Présidence du Sénat.
Personnellement je ne reconnais qu’une instance d’arbitrage : la réunion du groupe UMP du 24 septembre au cours de laquelle les candidats seront « arbitrés » par leurs collègues à l’occasion d’élections primaires.
Je me suis engagé à ne pas annoncer formellement ma décision avant l’échéance du 21 septembre, jour des élections sénatoriales. Nous souhaitons, en effet, donner la priorité à l’échéance collective du 21 septembre sur l’échéance personnelle du 1er octobre (élection du Président du Sénat). Christian Poncelet et Jean-Claude Gaudin, notamment, partagent ce point de vue.
A la mi-septembre, j’adresserai à mes collègues du Sénat, une contribution fondée sur 30 propositions « Pour un Sénat libre et moderne ».
Je mettrai prochainement en ligne ce texte, d’ici là je suis à l’écoute de vos réflexions et propositions.
jpr
Le Point.fr
Publié le 23/09/2008 à 20:56 - Modifié le 23/09/2008 à 20:55 Le Point.fr

PORTRAIT - Jean-Pierre Raffarin propose un "Sénat libre et moderne"
"Je suis un sénateur enraciné. Et puis, je suis quelqu'un qui a une expérience à proposer pour moderniser le Sénat, le féminiser, pour l'ouvrir sur l'international, sur la prospective et sur les questions de société". C'est en ces termes que Jean-Pierre Raffarin a annoncé mardi "officiellement" sa candidature à la primaire UMP pour la présidence du Sénat. L'ancien Premier ministre, favori avec Gérard Larcher pour la présidence du Sénat, aura couru sans relâche un marathon auprès des élus locaux, dans l'espoir de devenir à 60 ans le deuxième personnage de l'Etat.
"Les laborieux vont dans chaque commune. C'est mon cas", assurait le sénateur de la Vienne dans les derniers kilomètres de sa campagne, qu'il prépare depuis son départ de Matignon en mai 2005. Avec ses rondeurs qui cachent un fort tempérament, un cuir endurci et un humour assassin, cet ancien professeur de marketing politique veut définitivement imposer son image d'élu de la "France d'en bas", rassembleur, "attentif" aux évolutions du monde et de l'Europe qui lui est chère. Ce pèlerin des chemins de Saint-Jacques de Compostelle qu'il parcourt chaque été en famille, a sillonné près de 70 départements, dont bien sûr la Vienne, son fief électoral et sa terre natale. Il a trinqué avec des centaines d'élus et fredonné entre deux discours les vieux succès de son idole de jeunesse, Johnny Hallyday, avec l'endurance qui fit sa longévité à Matignon, malgré la cinglante défaite des régionales de 2004, ou la canicule meurtrière qui lui valut des records d'impopularité un an plus tôt. Le "Pompidou poitevin"
Fils de Jean Raffarin, ancien ministre de la République, ce notable local surnommé le "Pompidou poitevin", est aussi un fin stratège politique, prêt à encaisser les coups et prompt à les rendre. Marginalisé au sein de la direction pléthorique de l'UMP mise en place dans la foulée de la présidentielle de 2007, ce proche de Jacques Chirac a tissé ses réseaux ailleurs. Et se fait fort aujourd'hui du soutien de "nombreux sénateurs de toutes origines". Mais pour rester au plus près des "forces vives" de la Haute Assemblée, ce grand voyageur sinophile et "ami" du Québec ne s'éloigne jamais trop du Palais du Luxembourg, où il se fit élire pour la première fois en 1995. Depuis son départ de Matignon, il n'a jamais failli au rituel du déjeuner hebdomadaire à la table du groupe UMP au restaurant du Sénat. Tout au long de ce marathon sénatorial, il n'a négligé aucun appui, et a particulièrement choyé les nouveaux candidats, dont il a soutenu activement les investitures à Paris et les campagnes sur le terrain.
Il se plaît aussi à répéter sa "fidélité" à Jacques Chirac qui, en privé, rencontre tous les aspirants au "plateau" et officiellement n'en soutient aucun. Avec Nicolas Sarkozy, l'élu de la Vienne affirme être "libre et confiant". Et l'"un des rares" à pouvoir parler "droit dans les yeux" à son ancien ministre de l'Intérieur, qui lui fit souvent de l'ombre quand il était son patron. Pour lui, "tout se jouera" à l'arraché, au grand oral de la primaire de l'UMP, mercredie, face à son rival des Yvelines, Gérard Larcher. Un "mano a mano" qu'il a préparé avec un programme de 170 pages intitulé "Pour un Sénat libre et moderne".
Ses atouts ? La "convivialité et l'écoute". Ses faiblesses ? "Pas assez réformateur, pas assez courageux", confie un ténor UMP du Parlement. S'il devait échouer, cet "ambitieux tranquille" qui ne se baigne "jamais deux fois dans le même fleuve", se reconstruira sur des sujets internationaux, selon son entourage. Jean-Pierre Raffarin, lui, reste fidèle à l'idée que la force en politique, c'est de ne pas avoir "peur" que l'aventure "s'arrête".

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