DEMOCRATIE

DEMOCRATIE
Les 11 ET 18 JUIN 2017 .ELECTION LÉGISLATIVES de la TROISIÈME CIRCONSCRIPTION DE CHARENTE MARITIME . Saintes / Saint Jean d'Angely et la Saintonge .

!

!
.

jeudi 25 septembre 2008

Jean pierre RAFFARIN Assassinat politique d'un honnête homme !!


Je considère personnellement comme injuste le piège tendu a Jean Pierre RAFFARIN lors des primaires au sein de l’UMP pour la désignation du futur président du sénat. J’ai pour sa personne beaucoup de considération et de l’estime , il a toujours été un élu de terrain , il n’est pas énarque , il vient de la province et a toujours travaillé avec passion et générosité !

Je tenais à le faire savoir tout en tout en retraçant la carrière publique de ce personnage amateur de Johnny Halliday.

On pourrait diviser en deux la carrière politique de Jean Pierre RAFFARIN.

Ses premiers pas dans le vie politique au travers des jeunes Giscardiens , le militant UDF au travers de ses composantes , de son premier mandat en 1977 de conseiller municipal de Poitiers , puis conseiller régional et président de ce même conseil , député européens , sénateur puis ministre des P.M.E. en 1995 .
Pendant toute cette période ce fidèle parmi les fidèles de Valery Giscard d’Estaing mais aussi de François LEOTARD devient en 1986 un homme de la bande des quatre que sont Jacques DOUFFIAGE , Alain MADELIN , François LEOTARD et lui même.
Sur tous les panneaux publicitaires 4x3 de France et de Navarre on découvre en 1986 ces 4 jeunes loups se tenant par le bras !
C’est le temps de la reconquête du pouvoir après la défaite de 1981, c’est le temps des libéraux comme l’indique l’affiche , c’est le début de la bande va « LEO ».
C’est aussi le printemps des libéraux.

Pendant la même période un homme un peu plus dans l’ombre suivait la même route en Poitou Charente : Dominique BUSSEREAU !

Parcours purement politique succinct de Jean Pierre RAFFARIN .

Il est membre des
Jeunes giscardiens, et secrétaire général de GSL (Génération sociale et libérale), qui se fond dans le Parti républicain en 1977. Il est successivement animateur [1], délégué national, secrétaire national adjoint et membre du bureau politique (1977), puis secrétaire national chargé des élus locaux de ce parti (1989-1995).
Il est ensuite secrétaire général adjoint et porte parole (
1993-1995), puis secrétaire général de l'UDF.
Co-fondateur du
Parti populaire pour la démocratie française, il en est le délégué général adjoint (1995-1997). Membre du bureau politique de l'UDF (1996), il prend part à la création de Démocratie libérale, dont il est membre du bureau politique (1997), puis vice-président jusqu'à la fusion avec l'UMP (2002).

JPR est un centriste libéral .

La deuxième partie de son chemin politique pourrait sembler plus glorieuse , elle sera surtout médiatique . En fevrier 2002 à Toulouse devant quelques milliers de militants de l’UDF et du RPR fleurit la fondation de l‘UNION .
Lors de ce meeting de l’union en mouvement , un homme grâce a une intervention remarqué et construite apparaît au grand jour comme le favori ( si Jacques CHIRAC est réélu) pour le poste de premier ministre : Jean Pierre RAFFARIN.
Il deviendra alors le favori des médias mais surtout du président CHIRAC qui le nomme premier ministre le lendemain de sa victoire écrasante de mai 2002.

Jean-Pierre Raffarin est Premier ministre du
6 mai 2002 au 31 mai 2005, au cours de 3 gouvernements successifs :

Il commence par gouverner par décrets, avant d'obtenir une large majorité UMP pour le soutenir lors des élections législatives (363 députés UMP sur 577). Sa ligne de conduite politique, marquée d'un style personnel en matière de
communication, s'attache aux réformes avec une certaine fermeté.
En
2003, il conduit la réforme des retraites, celle de la décentralisation et de l'assurance maladie, en dépit de plusieurs grèves et manifestations. Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'intérieur, lui fait de l'ombre et l'importance prise par celui-ci, comme le grand investissement du président de la République dans les affaires de l'État, réduisent son champ d'action. L'importante baisse de sa popularité, un temps stable et élevée, comme la cinglante défaite aux élections régionales de 2004 (sa région, comme toutes les autres à l'exception de l'Alsace et de la Corse, passe à gauche) sont interprétées comme étant dues à une politique sociale insuffisante. Un remaniement ministériel dans ce sens à lieu, offrant à Nicolas Sarkozy le ministère des Finances et à Jean-Louis Borloo le ministère des Affaires sociales. Jean-Pierre Raffarin est alors écartelé entre la politique de ce dernier (en particulier sa politique de construction de HLM et de développement des emplois aidés) soutenue par Jacques Chirac et la volonté de Nicolas Sarkozy de gérer les finances « en bon père de famille », avant que ce dernier ne quitte le gouvernement pour prendre la présidence de l'UMP.
Au rang des textes importants qu'il a fait adopter, la loi relative à l'application du principe de laïcité à l'école l'a été en
2004. Il met également en place la journée de solidarité envers les personnes âgées. Enfin, il fixe de nouvelles orientations dans le domaine de la lutte contre les dérives sectaires, notamment en demandant que « le recours à des listes de groupements [soit] évité au profit de l'utilisation de faisceaux de critères ".
La victoire du « non » au référendum sur le
projet de constitution européenne du 29 mai 2005, est fatale à Jean-Pierre Raffarin. L'échec de cette campagne, combiné avec une popularité au plus bas, l'amène à remettre sa démission de Premier ministre le 30 mai 2005 au président Chirac. La rumeur dit que Henri Emmanuelli, ténor du « non », l'a appelé, le soir même du 29 mai 2005, pour le remercier : « sans vous, rien n'eut été possible. » Il est aussitôt remplacé par Dominique de Villepin.


Après son départ de Matignon il décide de revenir au sénat. Une élection partielle causée par la démission de son suppléant lui permet d'être réélu
sénateur UMP de la Vienne, obtenant au premier tour 56,98% des voix des 1 046 grands électeurs.
Après son élection au sénat, Jean-Pierre Raffarin se fait plus "discret", jusqu'aux élections présidentielles et législatives de 2007 ou il s'investira en temps que porte-parole de l'
UMP dans de nombreux "meeting" et interventions télévisées.
Après que
Nicolas Sarkozy est devenu président de la République française, l'UMP est profondément modifiée notamment dans sa fonction institutionnelle. Jean-Pierre Raffarin devient alors vice-président du parti et profite de cette fonction pour assurer la "diversité" au sein du courant majoritaire.

Peu après la rentrée de 2007, il commence à parler de son éventuelle candidature à la présidence du
Sénat se déroulant après les élections sénatoriales du 21 septembre 2008.

LA PRESIDENCE DU SENAT.

Jean-Pierre Raffarin, brigue l'investiture UMP pour la présidence du Sénat contre deux sénateurs Philippe Marini et Gérard Larcher, face a ce dernier il deux handicaps. Il n'est pas franc-maçon et n'est pas issu des rangs de l'ex-RPR. L'ancien Premier ministre minimise toutefois l'influence des frères dans cette primaire : «Il n'y a que 30 francs-maçons dont 18 actifs dans le groupe UMP

La primaire exceptionnellement télévisé en direct sur Public Sénat a lieu le 24 septembre 2008.
Le dépouillement du vote des sénateurs placé sous la surveillance étonnante mais extrême du corse Charles Pasqua laisse à penser que "l’état RPR "est de retour et toujours aux « affaires » !

La victoire de Gérard Larcher est une "claque" injuste pour Jean-Pierre Raffarin.
A l'annonce des résultats de la primaire , il y a eu un murmure hypocrite d'étonnement.
M. Larcher élu dès le premier tour, avec 78 voix sur 152 votants, contre 56 à M. Raffarin et 17 à Philippe Marini. L'ancien premier ministre a accusé le coup.
Un temps, il a cherché à faire bonne figure, saluant le vainqueur et lui adressait ses félicitations. Mais face à la "meute" de journalistes , le sénateur de la Vienne, entouré de quelques fidèles, n'est pas parvenu à dissimuler son désarroi.
Le teint hâve, les yeux embués, il a été prestement entraîné à l'écart par une de ses collaboratrices.
De longue date, l'ancien premier ministre avait fait de la présidence du Sénat son unique objectif.
Après son départ de Matignon, en mai 2005, il a entrepris sa longue marche vers le "plateau". A ses yeux, la présidence lui était promise. Il s'était mis au service de Nicolas Sarkozy. Il avait hérité d'une fonction stratégique de vice-président du conseil national de l'UMP. Rien ne devait en principe l'empêcher d'y accéder, le moment venu.
Rien, hormis la détermination des anciens RPR de l’UMP de soutenir et de faire une fois de plus « un compagnon » contre un ancien UDF.

Pourtant Jean Pierre Raffarin espérait avoir passé avec le président sortant, M. Poncelet, et son vice-président, Jean-Claude Gaudin, un contrat suffisamment solide pour que ceux-ci renoncent à se présenter une fois que lui-même aurait officialisé sa candidature et se désistent en sa faveur. Mais le premier est resté muet sur ses intentions. Quant au second, après avoir attendu jusqu'à la veille de la primaire pour annoncer qu'il n'était pas candidat, il s'est bien gardé d'appeler à voter pour qui que ce soit. Un silence qui valait condamnation définitive, alors que les intentions de vote, depuis le résultat du renouvellement sénatorial, dimanche, penchaient de plus en plus nettement en faveur de M. Larcher. Pour prix de sa neutralité, M. Gaudin devrait conserver sa vice-présidence.

Jean Pierre Raffarin a pâti, en outre, du handicap de ne pas être issu de la famille RPR dans un groupe dont l'ex-parti chiraquien forme l'ossature. Il a enfin payé cher la décentralisation qu'il a mise en oeuvre lorsqu'il était premier ministre. Nombre de sénateurs de la majorité, dont beaucoup sont aussi des élus locaux, n'en finissent pas de maudire une réforme qui n'a fait qu'augmenter les contraintes pour les collectivités territoriales. ( celui qui ne fait rien ne dérange personne )………..

A QUOI SERT L’UMP.

UMP ou RPR bis ? Depuis sa création, centristes et libéraux de la formation majoritaire ne cachent pas leurs craintes devant la gloutonnerie des ex-gaullistes. Jean-Pierre Raffarin en est une nouvelle victime pour l’attribution d’un poste important ? il avait publiquement déploré, il y a quelques jours , que le troisième secrétaire général adjoint de l'UMP, Christian Estrosi, soit à nouveau un ex-RPR, comme les deux premiers.
Après la défaite de Jean Pierre Raffarin, le seuil de tolérance est dépassé dans la mesure où le secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian, et le vrai patron de la formation, un certain Nicolas Sarkozy, sont tous deux d'anciens RPR. Tout comme le Premier ministre, François Fillon, le président du Sénat, Christian Poncelet et le futur Gérard Larcher , le président du Conseil constitutionnel, Jean- Louis Debré, le président de la Cour des Comptes, Philippe Séguin, le président des députés UMP, Jean-François Copé. «Où est la diversité ?».

Les anciens UDF doivent se révolter à l’intérieur de l’UMP au risque de disparaître rapidement.

Depuis quelques mois c’est le retour de l’état RPR au travers de l’UMP . De son coté DEPUIS 2002 François BAYROU résiste a l’état UMP .
Il avait eu le courage lors de ce meeting de l’Union en mouvement en février 2002 à Toulouse de monter a la tribune d’exprimer sa position sur le futur de la droite et de l’UDF et de contester ce montage politique sous les hués des militants RPR .

« Il faut preparer une nouvelle majorité d'entente et de rassemblement. »

François Bayrou a refusé au meeting de Toulouse, en février 2002, un pseudo-parti unique de la droite et du centre (« Si nous pensons tous la même chose, c'est que nous ne pensons plus rien ! »). Son diagnostic s'est vérifié : ce parti a réussi à concentrer tous les pouvoirs, mais échoué à résoudre les problèmes du pays.

« Le pluralisme des partis reflète la diversité d'opinions des Français, qui doivent cohabiter sereinement. La démocratie, ce n'est pas un affrontement, mais un dialogue et un débat. Les majorités étroites d'un parti ne suffisent pas à soutenir une grande œuvre nationale. Cela a été le choix de notre histoire, en particulier quand elle fut grande et féconde. Ce fut le choix du général de Gaulle, de Robert Schuman, de Pierre Mendès France, de Chaban-Delmas, de Giscard en 1974, de Michel Rocard et de Jacques Delors. Beaucoup de nos voisins européens, comme l'Allemagne, fonctionnent ainsi. On ne gouverne pas un pays avec une minorité, pour une minorité. On gouverne un pays avec une base large et, pour obtenir une base large, il faut rassembler des courants différents. La condition du rassemblement, ce sont des projets et des principes clairs. »

Voir la vidéo de l’INA de cette intervention.

http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&id_notice=1959569001013

Même si pour lui son combat est difficile il creuse depuis cette date un sillon d’indépendance et de valeurs morales.

Pour le RPR la politique de la terre brûlée a toujours été sa tactique , faire perdre ses proches pour mieux rebondir a leur place . Souvenons nous d’une seule date mai 1981 et les négociations entre CHIRAC et MITTERRAND pour faire battre GICARD . l’histoire a fait son chemin et l’on sait aujourd’hui que le RPR a fait voter MITTERRAND le 10 mai 1981 pour abattre GISCARD et ouvrir la porte a CHIRAC !

L'AVENIR DE JPR.

« Téléphone rouge (lu dans le nouvel obs ) »Raffarin-la-menace
« Si d'aventure il n'était pas choisi pour succéder à Christian Poncelet, le même Raffarin se verrait bien prendre la tête d'un «groupe charnière», a-t-il lâché devant quelques journalistes. Le sénateur de la Vienne n'exclut pas en effet que se constitue un groupe libéral autonome au sein de la majorité dont le gouvernement ne pourra pas se passer. »

Osera t’il le faire ?

En guise de conclusion et de proposition :

En ce qui me concerne et ce sera ma conclusion je verrais bien JEAN PIERRE RAFFARIN comme rassembleur et fédérateur d’une nouvelle force politique regroupant les anciens centristes, républicains et libéraux de l’UMP . Les forces parlementaires et militantes du nouveau centre , les amis de FRANCOIS BAYROU et le MODEM , les centristes du sénat , et pourquoi pas les gaullistes de NICOLAS DUPONT AIGNANT sans oublier les modérés déçu du PS.

Merci cher Jean Pierre et tous mes encouragements et amitiés dans ce dur moment .

Richard CANAC.

2 commentaires:

Carole a dit…

Merci Richard , cet article a le mérite d´être hélas le triste mais fidèle résumé d´une situation dont on ne sortira qu´avec une grande foi en nos idéaux.Le Courage de Francois Bayrou, et les mérites de jean pierre Raffarin, porterons leurs fruits, le tout est de savoir quand sera la récolte.

Alcibiade a dit…

Cher Richard,

Ton souhait ultime de revoir enfin rassemblés les libéraux à tendance sociale est méritant.

Mais JPR a jeté l'éponge malheureusement lors de la campagne de 2007 et s'est applati.

Un jour tous se retrouveront pour démasquer l'usurpateur actuel.