DEMOCRATIE

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mardi 23 septembre 2008

Copé : il n'y a pas "les modernes" et "les crétins"

Le président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale, qui ne cache rien de ses ambitions présidentielles, affirme que "ce n'est pas parce que l'on n'est pas d'accord, sur telle ou telle mesure, avec le président que l'on doit être classé dans le camp des ringards".

Le président du groupe UMP à l'assemblée nationale, Jean-François Copé, estime dans un entretien publié jeudi 18 septembre dans l'Express, qu'il n'y a pas, au sein de la droite, d'un côté "les modernes qui approuvent" la politique de Nicolas Sarkozy et de l'autre "les crétins qui le nuancent".


Alors que le chef de l'Etat a appelé ses proches à former "une droite moderne et décomplexée", Jean-François Copé répond qu'il faut "être clair" : "ce n'est pas parce que l'on n'est pas d'accord, sur telle ou telle mesure, avec le président de la République que l'on doit être classé dans le camp des ringards".


"Il n'y a pas, à droite, les modernes qui l'approuvent et les crétins qui le nuancent !", lâche-t-il.ArchaïsmeLe député de Seine-et-Marne estime que "désormais, c'est la gauche qui recouvre l'essentiel du champ de l'archaïsme. C'est pourquoi je ne crois pas qu'il y ait de clivage insurmontable entre droite moderne et droite archaïque".Selon lui la droite doit encore évoluer dans son "regard sur le monde" et "sur la question de l'identité française".


Jean-François Copé préconise de "progresser" sur "l'articulation entre identité et diversité" et de "prolonger la question de la discrimination positive".A la question "Nicolas Sarkozy constitue-t-il un modèle pour vous ?", le député préfère répondre "un exemple et une référence". "Rien de ce qui a constitué son parcours depuis que celui-ci est public ne m'a échappé (...) Je le connais très bien et je comprends les ressorts qui ont fait son immense succès". Il cite aussi Jacques Chirac, qui lui a donné sa "première leçon de politique", "une leçon de solidité psychologique et de détermination qui m'ont marqué à vie", ainsi que Dominique de Villepin pour sa "solidité" et son "vrai panache".A gauche, il n'admire "aucun" de ses aînés, "sauf peut-être Dominique Strauss-Kahn, l'adversaire le plus dangereux pour (la droite) mais qui n'a pas réussi, à (son) grand étonnement, à faire ce hold-up social-démocrate qui a eu lieu dans tous les autres partis socialistes européens".Ambitions présidentiellesPar ailleurs, Jean-François Copé, qui ne cache rien de ses ambitions présidentielles, affirme n'avoir "pas envie de courir trop vite vers le poste suivant". A la question de savoir ce qui le pousse "à vouloir devenir à tout prix président de la République", il déclare : "que voulez-vous que je vous dise ? C'est en moi depuis toujours : j'ai toujours voulu m'engager en politique, je n'ai jamais hésité avec un autre parcours"."Afficher son ambition, ce n'est pas caricatural ! (En politique), on ne peut pas dissimuler !
Celui qui est sincère, cela se voit. Celui qui manque à sa parole une fois, on sait qu'il recommencera", a-t-il poursuivi sans citer de nom."Prendre son temps"Cependant "pour la première fois", assure-t-il, il a "envie de prendre (son) temps". Rappelant qu'il a été maire de Meaux à 30 ans, benjamin de l'Assemblée nationale mais aussi "le plus jeune député battu" et ministre du Budget à 40 ans, il n'a "cette fois-ci pas envie de courir trop vite vers le poste suivant"."Je suis bien, je suis passionné par ce que je fais" à la tête du groupe UMP à l'Assemblée nationale, dont le rôle va être "totalement transformé" par la réforme des institutions. "Le président de groupe n'est pas le subordonné du chef du gouvernement", souligne celui qui entend "en dire beaucoup plus" via son club politique GenerationFrance.fr.
Se qualifiant, d'un mot, comme quelqu'un de "déterminé", Jean-François Copé déclare être "comme le président, un petit Français de sang-mêlé". Il est d'origine roumaine par son père et pied-noir par sa mère. A l'automne dernier, le député avait clairement affiché ses ambitions présidentielles dans l'optique de l'élection de 2017.

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