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lundi 17 novembre 2008

Le G20 prône la relance par tous les moyens !

Le sommet de Washington définit un calendrier de réformes dans le système financier.

Si les engagements de relance et de réforme des règles de la finance internationale pris samedi à Washington par le G20 sont tenus, ce sommet marquera un tournant dans la politique économique des vingt-deux plus grands pays du monde. Le G20, qui représente 90 % de l'économie mondiale, veut combattre la récession, corriger les défauts du système capitaliste, tout en préservant ses acquis.
«Nous sommes tous d'accord pour adopter des politiques économiques favorisant la croissance», a résumé George Bush. Le long communiqué publié à l'issue du sommet condamne la tentation protectionniste, recommande «des mesures budgétaires pour stimuler la demande interne avec des résultats rapides», et reconnaît aussi «l'importance du soutien que la politique monétaire peut apporter dans les conditions appropriées à chaque pays».
Mesures d'ici au 31 mars
Les chefs d'État ou de gouvernement ont plaidé pour de nouvelles baisses de taux directeurs afin de contrer la première contraction générale de toutes les économies développées depuis la Seconde Guerre mondiale. «Nombre de pays se trouvent à des stades divers de leur réflexion sur ce qu'il faut faire», expliquait un haut responsable américain. En clair : les taux ont déjà beaucoup baissé aux États-Unis, mais en Europe il reste bien plus de marge. En outre, tous les pays ne sont pas dans les mêmes situations budgétaires et conjoncturelles. Certains se doivent donc d'en faire plus que d'autres.
Le Fonds monétaire international s'est dit favorable à des plans de relance nationaux et coordonnés, dont le montant équivaudrait à 2 % du PIB des pays participants. Le premier ministre britannique, Gordon Brown, a promis «des annonces significatives d'un certain nombre de pays dans les prochaines semaines».
En matière de réforme de la réglementation financière, un grand chantier est lancé. Des «instructions» sont données aux ministres des Finances du G20 pour «prendre des mesures rapides» d'ici au 31 mars, dans des domaines où des faiblesses ont été identifiées. Le G20 porte en effet un diagnostic sur les causes de la crise : déficience des régulateurs nationaux, manque de coordination internationale, mauvaise évaluation des risques, opacité des bilans, disparité des normes comptables, absence de surveillance sur certains marchés.
En avril, probablement à Londres, un nouveau sommet devrait passer en revue les progrès réalisés pour combler ces lacunes. D'ici là, il appartiendra à l'Administration Obama de définir jusqu'où les États-Unis souhaitent aller pour fixer les nouvelles règles de la finance du XXIe siècle.

Les principaux points du«plan d'action» du G20 !

A Washington ce week-end, les vingt puissances économiques ont adopté une série de nouveaux garde-fous destinés à encadrer le système financier mondial. Le point sur ces mesures.

DECLARATION DU SOMMET SUR LES MARCHES FINANCIERS ET L'ECONOMIE MONDIALE (l'intégralité du document en PDF)
RACINES DE LA CRISE
Les dirigeants du G20 estiment que la pire crise économique et financière depuis la Grande Dépression dans les années 1930 trouve ses racines dans une sous-évaluation du risque par les investisseurs. Les bons résultats de l'économie mondiale leur ont donné un sentiment de sécurité trompeur.
La déclaration finale des Vingt ne mentionne pas ce que beaucoup considèrent comme l'épicentre de la crise: l'effondrement du système immobilier américain reposant sur le «subprime», le crédit hypothécaire à haut risque qui a permis à des foyers insolvables de s'endetter. La transformation de ces créances douteuses en titres financiers qui se sont dissous dans des marchés trop opaques a abouti à la déstabilisation du système américain puis mondial.
ACTIONS VISANT A STABILISER LES BANQUES ET RELANCER LA CROISSANCE
Les gouvernements et les banques centrales ont débloqué des milliards d'euros ces derniers mois pour tenter de stabiliser le système financier international.
Les dirigeants du G20 s'engagent à «prendre toutes les mesures supplémentaires nécessaires», c'est-à-dire à injecter autant de liquidités qu'il faudra pour desserrer le marché du crédit. Ils s'engagent à poursuivre les efforts de stimulation de la consommation. L'administration américaine s'est opposée à des engagements plus précis, étant donné le prix qu'elle a déjà payé pour redresser la situation, avec un déficit budgétaire qui pourrait bien atteindre les 1.000 milliards de dollars (793,7 milliards d'euros) pour 2008.
UNE MEILLEURE REGULATION
Les dirigeants du G20 mettront en place d'ici au 31 mars 2009 un «collège de superviseurs» comprenant tous les principaux régulateurs de la finance dans le monde. Il se réunira de façon régulière pour discuter de l'état des plus grandes banques mondiales opérant dans de nombreux pays et évaluer la sécurité financière de ces institutions.
Les Vingt s'engagent aussi à mieux réguler les produits financiers dérivés des crédits, et notamment des «credit default swaps» (CDS), des contrats d'assurance entre banques et entreprises contre le risque de défaut d'un tiers, qui ont contribué à l'effondrement du marché en devenant des instruments de pure spéculation.
FORUM SUR LA STABILITE FINANCIERE
Les dirigeants du G20 s'engagent à agir rapidement pour élargir notamment aux puissances économiques émergentes la composition du Forum sur la stabilité financière qui rassemble des représentants des gouvernements, des banques centrales et des agences de régulation de différents pays pour chercher des moyens d'améliorer la régulation financière. Ce groupe peu connu a été créé à la suite de la crise de change asiatique de 1997-98.
REFORME DU FMI
Le G20 prescrit une «réforme complète» du Fonds monétaire international (FMI, 185 pays membres) et de la Banque mondiale, afin de donner davantage de poids dans les décisions aux pays en développement. Des pays comme la Chine reprochent aux institutions jumelles de se faire trop souvent la voix des Etats-Unis et de l'Europe.
Le FMI, sorte de pompier ou de gendarme, selon les cas, des finances internationales, verra son mandat élargi pour mieux superviser les opérations économiques nationales et ainsi servir de système d'alerte précoce à la crise quand un pays dérive. Les Vingt s'engagent à veiller à ce que le FMI et la Banque mondiale disposent des ressources financières suffisantes pour aider les pays les plus pauvres à affronter la crise.
COMMERCE
Soucieux d'éviter que la crise financière actuelle ne déclenche des réflexes de protectionnisme qui ont fortement contribué à l'apparition de la Grande Dépression les années 1930, les dirigeants du G20 s'engagent à ne pas élever de nouvelles barrières douanières pendant les 12 prochains mois. Ils s'engagent en outre à tenter de trouver un accord dans l'année sur les modalités permettant de conclure le cycle de Doha sur les échanges commerciaux au sein de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Mais avant même la crise actuelle, les négociations se trouvaient dans l'impasse en raison des divergences entre pays riches et pauvres.
PROCHAINE REUNION
Les dirigeants du G20 s'engagent à se réunir à nouveau d'ici au 30 avril 2009 et donnent à leurs ministres de l'Economie et des Finances une feuille de route pour préparer cette rencontre. En ce qui concerne les Etats-Unis, où Barack Obama succédera à George W. Bush à la présidence le 20 janvier 2009, des responsables de l'administration Bush ont déclaré qu'ils étaient en contact constant avec l'équipe de transition Obama.
Le G20 regroupe le G8 (Etats-Unis, Canada, Japon, Russie, Grande-Bretagne, France, Allemagne, Italie), l'Afrique du Sud, l'Arabie Saoudite, l'Argentine, l'Australie, le Brésil, la Chine, la Corée du Sud, l'Inde, l'Indonésie, le Mexique et la Turquie. Siègent par ailleurs au G20 les dirigeants du FMI, de la Banque mondiale et de la Banque centrale européenne. L'Espagne et les Pays-Bas étaient invités à Washington.

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