DEMOCRATIE

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mardi 9 juin 2009

EUROPÉENNES Sarkozy salue la victoire de l'UMP et annonce des "initiatives"


Nicolas Sarkozy est sorti de sa réserve pour commenter les résultats des élections européennes en saluant la victoire... de l'UMP . "La majorité présidentielle a remporté hier un succès. Les Français ont marqué leur reconnaissance pour le travail accompli pendant la présidence française de l'Union européenne et leur soutien aux efforts engagés par le gouvernement pour sortir d'une crise mondiale sans précédent", indique lundi l'Élysée dans un communiqué. "Mais le président de la République sait les attentes des Français. Ce succès aux élections européennes commande d'aller plus loin. L'Europe doit changer. Les réformes doivent continuer. Le président de la République prendra dans les jours qui viennent des initiatives ouvrant de nouveaux chantiers", poursuit le texte, sans plus de détails.

Le bon score de l'UMP constitue une victoire personnelle pour le chef de l'État, ce qui lui donne aussi une grande latitude pour procéder au remaniement attendu, qui lui permettra à la fois d'éliminer les maillons faibles de l'équipe gouvernementale et à la fois de poursuivre l'ouverture. "Rien ne presse", dit-on à Matignon. Selon plusieurs sources gouvernementales, la modification de l'attelage de l'exécutif ne devrait pas intervenir cette semaine. Au plus tard, le président de la République a jusqu'au 13 juillet, veille de la première réunion du nouveau Parlement européen, mais tant à l'UMP qu'au gouvernement, tous s'accordent à l'envisager plutôt d'ici la fin juin.

Une chose est sûre : sauf énorme surprise, François Fillon devrait rester aux commandes. Tout au long de la campagne, il s'est affirmé comme le véritable chef de la majorité, éclipsant sur la scène des grands meetings le secrétaire général de l'UMP Xavier Bertrand et le patron des députés du parti Jean-François Copé, qui lui en dispute le leadership. Autre fait acquis : Nicolas Sarkozy devra remplacer deux de ses ministres élus dimanche, la garde des Sceaux Rachida Dati et Michel Barnier à l'Agriculture. Pour le reste, rien ne semble vraiment acté. Même si le jeu reste très ouvert, quelques ministres semblent menacés, comme Christine Boutin au Logement ou Roger Karoutchi, attaché aux relations avec le Parlement, et affaibli par sa défaite aux primaires pour les régionales face à la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse.

Diversité, ouverture

L'importance du score de l'UMP pourrait donner une "prime" aux ministres "clairement identifiés de droite" ou aux sarkozystes historiques, à l'image du député-maire de Nice Christian Estrosi, qui pourrait hériter d'un secrétariat d'État à la sécurité publique, relèvent des conseillers d'un ministre. Désireux de quitter son poste à l'Éducation nationale, Xavier Darcos pourrait hériter de la Justice. Mais qui pourrait le remplacer rue de Grenelle ? Les prétendants ne se bousculent pas. Un nom circule toutefois : Luc Chatel. Membre de la garde rapprochée du chef de l'État, le porte-parole du gouvernement est souvent cité. "Pour supprimer 13.000 postes, il faudra quelqu'un marqué à droite", prédit l'une de ses collègues. Autre scénario possible : Jean-Louis Borloo, avocat de formation, pourrait quitter son ministère de l'Écologie pour la place Vendôme. À l'inverse, la volonté prêtée au Président de vouloir affaiblir le MoDem en recrutant le sénateur centriste Michel Mercier, trésorier de ce parti, est aujourd'hui moins pertinente après le très mauvais score de François Bayrou.

Par ailleurs, avant le scrutin, l'entourage de Nicolas Sarkozy martelait le souci du Président de poursuivre l'ouverture. Ainsi, le nom du maire adjoint à la culture de Paris, Christophe Girard, est revenu avec insistance pour remplacer Christine Albanel, qui pourrait payer le prix des ratées de la loi sur le téléchargement. L'intéressé a affirmé dimanche soir à nos confrères de l'agence France-Presse que l'offre ne lui avait pas été faite. "Si le président de la République me le propose, je lui demanderai une heure pour en parler à Bertrand Delanoë", a-t-il lancé. Mais une telle avance du parti présidentiel sur l'opposition pourrait aussi conduire Nicolas Sarkozy à réduire la voilure de l'ouverture. "On en voit un peu moins l'urgence et l'utilité", note une source gouvernementale. Pour répondre à un autre cheval de bataille du Président, la diversité, une femme issue d'une minorité, pourrait rejoindre le gouvernement, compensant le départ de Rachida Dati. Pourquoi pas Fatine Layt, femme d'affaires de 42 ans d'origine marocaine, qui aurait aussi le mérite de maintenir la parité ?

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